Dans la Maison de...Mathilde Regnault

Mathilde est styliste photo. En couple avec Sébastien depuis plus de dix ans, elle découvre un beau jour sa grossesse... Ponctuée de rebondissements hauts en couleurs, entre des doutes autour de la toxoplasmose, des semaines alitées et un accouchement épique sans péridurale, Mathilde raconte pour Maison Bambaya, comment l’arrivée du petit Maël, son petit prince, est avant tout une merveilleuse histoire d’amour, et de famille. 

"Je m’appelle Mathilde, je suis Styliste photo et ma petite famille se compose de mon chéri Sébastien et notre petit garçon Maël âgé de 3 ans déjà. J’ai fait la connaissance de Sébastien sur AdopteUnMec ou plutôt je l’ai ajouté dans mon panier ! Longtemps, nous avons échangé avant de passer le cap de la rencontre. Avant même de se voir en vrai, j’étais déjà sous son charme, j’avais succombé à son humour et sa personnalité. Nous ne nous sommes plus jamais quittés. J’ai la chance d’avoir un homme extraordinaire à mes côtés depuis 11 ans mais aussi un super papa. 

Ma grossesse fut une grande surprise. Mon historique familial était compliqué à ce sujet. On essayait, mais nous étions loin d’imaginer que quelques mois suffiraient. À l’origine, j’ai fait une prise sang pour un bilan de santé. Les résultats ont indiqué que j’avais la toxoplasmose. Vu que l’on essayait d’avoir un enfant, j'ai dû faire une deuxième prise de sang. Par téléphone, j’ai appris que j’étais enceinte d’une semaine...

Nous étions ravis de la nouvelle mais aussi stressés car nous avons dû réaliser des examens complémentaires pour voir si la grossesse pouvait être poursuivie sans problème à cause de la toxoplasmose. Cette attente était horrible. Elle a duré 3 semaines. 

Dans l’ensemble, les neuf mois se sont bien déroulés. Seulement quelques nausées et vomissements les trois premiers mois. Les deux trimestres suivants, je me suis sentie épanouie, mes cheveux étaient plus beaux que jamais, j’étais bien dans mon corps, je sentais mon enfant bouger dans mon ventre, tout était parfait.

Cependant, lors de ma dernière échographie, le médecin a découvert que mon col était déjà ouvert et que j’avais des contractions que je ne sentais pourtant pas encore. Suite à ce diagnostique, j’ai dû être hospitalisée pour maturer les poumons de mon fils et stopper les contractions. De retour à la maison, j’ai dû rester alitée et je ne suis jamais ressortie car j’ai accouché un mois et demi avant mon terme. 

Nous avons eu beaucoup de mal à trouver le prénom de notre loulou. Le prénom pour une fille nous est venu très facilement, mais à cinq mois quand ma gynécologue nous a annoncé que c’était un garçon, on n’avait aucune idée de prénom. Finalement nous avons fait une liste chacun de notre côté et Maël est ressorti. Ce qui nous a plu aussi c’est que c’est d’origine bretonne comme ma famille et que ça signifie petit prince. 

J’ai accouché juste avant ma trente-cinquième semaine. Mon petit loulou était trop pressé. Tellement, que je suis arrivée à la maternité à trois heures du matin en marchant en équerre, accrochée à mon compagnon avec la sensation d’avoir sa tête entre mes jambes. Sébastien appuyait sur la sonnette de la maternité et disait au personnel médical d’ouvrir car j’allais accoucher d’ici peu. Une fois allongé, tout le monde s’est vite rendu compte que j’étais déjà à dix centimètres et que c’était bel et bien sa tête que je sentais depuis tout à l’heure. Mon amoureux a juste eu le temps d’aller garer la voiture et prendre ma valise de maternité que j’accouchais. 

 

MAISON YAYA - Dans la Maison de...Mathilde Regnault

Mathilde, Sébastien et leur petit Maël

Les sages femmes m’ont dit que je ne pouvais pas avoir de péridurale: je n’avais pas encore vu l’anesthésiste, mon bilan sanguin n’était pas bon et sa tête était déjà là. J’étais transcendée par l’adrénaline, c’était vraiment un état second. Mon compagnon ne m’a pas reconnu... Il faut dire que je n’ai jamais été aussi vulgaire de toute ma vie. 

Ce n’était pas l’accouchement que j’avais imaginé mais avec le recul, c’était parfait. Notre fils est né à 4h28, l’heure à laquelle ils m’ont posé, notre amour, dans mes bras. Sébastien et moi étions submergés par des sentiments indescriptibles. Un échange de regard suffit pour savoir ce que nous pensions, nous avions tous les deux les larmes aux yeux. Nous avons collé nos têtes l’une contre l’autre. On était officiellement trois. 

Je n’avais pas été pas informée que certains bébés pouvaient régurgiter leurs premiers biberons. J’ai passé ma première nuit de jeune maman toute seule à la maternité. Cette nuit-là, notre fils vomissait tous ses repas durant toute la nuit. Je n’ai jamais été aussi stressée. Je me demandais ce qui lui arrivait... J’ai légèrement harcelé le personnel soignant pour me rassurer..!

Au retour de la maternité, Sébastien n’a jamais roulé aussi doucement. S'il avait pu avoir une voie privative, il aurait été ravi ! Notre petit chéri étant arrivé beaucoup plus tôt que prévu, le papa a dû retourner travailler dès le lendemain. Cette première journée a été très dure pour moi. Je me suis sentie perdue, seule. J’avais peur de faire mal, je ne reconnaissais pas ses pleurs (comme tout le monde au début...). J’ai eu la chance d’avoir la visite d’une sage femme ce jour là, venue pour peser mon bébé, qui m’a fait énormément de bien. Elle m’a demandé si j’allais bien et directement, je me suis effondrée. Elle m’a expliqué à quel point c’était normal et humain d’avoir cette sensation. C’était mon premier enfant, mais tout allait bien se passer. Grâce à cet échange, dès le lendemain, je me suis sentie apaisée et plus confiante. 

Avec l’arrivée d’un enfant, selon moi, l’un des points primordiaux est de savoir s’accorder du temps avec son amoureux. Nous sommes parents mais on n’en reste pas moins des amants. Au début, le plus compliqué, c’est de trouver son rythme entre le petit, le boulot et tout le reste. Ça fait beaucoup. Au fur et à mesure des mois, on prend ses marques, on s’accorde plus de temps à deux. On peut laisser le petit chez les grands-parents le temps d’une après-midi ou d’une soirée pour se retrouver. On peut aussi se faire un séjour à deux et il faut avouer qu'il n'y a rien de mieux ! Sortir du rythme, pendant trois jours, des biberons et des couches à des horaires bien précis. C’est vraiment appréciable. Penser à son couple avant de penser à son enfant, c’est important de temps en temps. Pour les sorties entre amis, ça n'a jamais été un souci. Une fois notre loulou vacciné, on l’emmenait tout le temps avec nous au restaurant ou chez des amis, la question ne s’est jamais posée. 

Devenir maman a été pour moi le plus beau des bouleversements. C’est notre petit amour, Nous l'aimons plus que tout. Notre Maël chéri est un Monsieur Bisous, il est hyper câlin et nous adorons ça. C’est notre petit rayon de soleil, même s’il nous rend dingue parfois, il nous fait craquer. Nous sommes tous les trois très complices et nous jouons souvent tous ensemble. Nous nous retrouvons même certains soirs à l’heure du coucher dans son petit lit pour faire un câlin groupé en écoutant les histoires de Suzanne & Gaston (Lunii la fabrique à histoire). 

Il dit toujours : « Papa c’est mon copain et Maman c’est ma copine.» Mais le plus mignon, c’est quand il me sort : « Maman, je t’aime beaucoup beaucoup.» en me prenant dans ses bras et qu’après il me dit : « Maman toi et moi c’est l’amour ». J’aimerais que mon fils soit heureux et fier de qui il est, qu’il soit respectueux et à l’écoute des autres. Qu’il sache que quoi qu’il fasse nous serons toujours là pour lui, pour le soutenir et pour l'aider si besoin. Rien n'est plus précieux que l'amour que nous portons les uns envers les autres.  

L’avenir? Je le vois radieux ! J’ai la chance d’être comblée avec mes deux hommes à la maison. Nous venons d’acheter ensemble. Il ne manque plus qu’un autre petit chouchou ou une petite crevette pour agrandir notre belle famille." 

Mathilde Regnault

 

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Mathilde et son fils Maël